Parfois...

Bonjour,

Parfois, ... parfois on se prend les pieds dans le tapis. C'est ce qui m'est arrivé avec ma dernière note publiée sur ce blog. Je l'ai d'ailleurs retiré. Mes vigies (ceux qui me lisent et qui m'en parlent) m'ont dit en quelques mots qu'ils n'y avaient rien compris. Si eux, au fait de la vie de la maison APF, me disaient ca, c'est que vraiment je m'étais fourvoyé et je m'en excuse. Mes propos ne voulaient pas apporter de la confusion.

Sur la forme, effectivement, la colère en mot ne laisse qu'une impression peu constructive.

Sur le fond, revenons-y car mes mots tentaient de traduire une inquiétude.

Le mouvement est accaparé depuis quelques temps par sa situation économique. Les finances se raréfient et il faut faire des économies. Ca se comprend, on ne peut durablement vivre en déficit. Ce qui se fait jour cependant, c'est qu'il semble, par endroit, qu'on va privilégier les économies sur les hommes plutôt que sur la structure. On dit, on fait penser que désormais tout projet va se ralentir et que justement les acteurs élus ou bénévoles vont devoir eux aussi participer à cet effort et du coup se restreindre sur les projets de formations ou de mobilisations qu'ils pouvaient avoir en vue.

Quant on fait des économies, bien sur on fait des choix. Et qui dit choix, dit qu'on laisse quelque chose.

Mais si c'est la formation, la mobilisation, le développement d'une base d'acteurs qui doit pâtir de cette politique d'économie, il faut quant même dire que c'est dangereux et contre-productif.

Nous avons plus que jamais besoin d'acteurs formés, disponibles, motivés, aptent justement à traverser la crise économique qui impact notre mouvement. S'il y a bien un poste à maintenir, c'est tout ce qui concerne la motivation et la mobilisation des acteurs. Sans eux, pas de projets à moyen terme.

Il nous faut veiller à ce que les économies ne touchent pas que la partie projet du mouvement mais s'attaque aussi à la partie structure. C'est un équilibre à trouver, le temps que de nouvelles ressources apparaissent en remplacement des anciennes, si tel est l'objectif.

Pourquoi est ce que je vous parle de ca ? Parce que cet état d'esprit d'économies tout azimut qui semble s'emparer du mouvement, est une vraie menace pour nos propositions d'actions, à Ile aux Projets. Déja pour le forum de mars dernier j'ai perçu les résistances dans certains coins de France à payer la participation de tel ou tel à ces journées. Je commence à entendre les mêmes choses pour la session de novembre qui aura lieu en vendée.

L'Expérience aidant, je sais ce que ca veut dire : sans bruit, les participants ne seront pas assez nombreux pour ouvrir une session. Si ca continue comme ca c'est ce qui se passera. Il nous reste à attendre Septembre pour voir où nous en serons.

Or, en situation de crise, de marasme généralisé, de mauvaises nouvelles qui s'enchaînent à la suite les unes des autres, les acteurs ont besoin de rompre l'isolement, de se rencontrer pour échanger, pour consolider leurs engagements, pour parler, pour se projeter au delà de la période actuelle. Sinon ils finissent par partir, par déserter le terrain de leur engagement, démotivé, voir déprimé par ce qu'ils voient et entendent.

Ile aux projets  contribue par ses propositions de session de mobilisation à développer et maintenir un esprit d'engagement pour les acteurs de l'association. Il n'est pas le seul. Mais effectivement, tous ces lieux "non productif" au sens qu'ils ne rapportent rien dans l'immédiat, sont des lieux qui assurent à l'APF de développer son vivier d'acteurs, au service de son projet.

Le retour sur investissement se fait après.

Dans l'existence du groupe initiative, il n'y a qu'a l'automne 2009 que nous avons du cesser toute activité, du fait d'un évènement extérieur à l'APF : la grippe H1N1 qui avait réduit à minima tout rassemblement.

Il ne faudrait pas qu'en 2013, à l'automne également, ce soit la situation financière interne au mouvement APF, qui nous clou sur place.

A bientot

Denis VIVANT

Commentaires

  • Que faut-il faire pour soutenir l'Ile aux Projets ?
    (Je n'ai pas lu le 1er billet)

    Je suis votre homme ! =:)

    Bien à vous.

    Marie-Françoise

  • Pour soutenir Ile aux Projets, il faut l'empêcher de s'endormir : en parler, le bousculer, l'interroger. Et en faire autant à propos de ces questions de mobilisation, de motivation, de formation. Que voulons-nous? Quels acteurs pour l'APF de demain? Quels innovations, quelles audaces?
    Le groupe initiative réfléchit sur son projet. L'APF s'interroge sur ses ressources mais, comme le dit Denis, sa première richesse, ce sont les femmes et les hommes qui la constituent. C'est donc le bon moment pour faire part de vos suggestions, idées, rêves, folies... à jeter en vrac (il sera toujours temps de trier!), à colorer en vif (elles auront toujours le temps de pâlir!)
    Au plaisir de la "discute" et du bla-bla transformatif!
    Irène

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